vendredi 1 juin 2018

Casanova et la femme sans visage // Olivier Barde-Cabuçon



casanova et la femme sans visage june histoire de plumes

Présentation :

En 1759, le cadavre d'une femme sans visage est retrouvé à Paris. Le commissaire Volnay est chargé de l'enquête. Il est secondé par un moine étrange et suit une piste qui remonte jusqu'à la Pompadour et Louis XV.


Mon avis :

Premier volet d'une série qui s'élève à 7 tomes aujourd'hui, Casanova et la femme sans visage est un policier historique qui prend ses quartiers de Versailles aux ruelles coupe-gorge où officient les "filles du monde".
Le livre s'ouvre sur une scène très visuelle, dès les premières pages l'auteur nous plonge dans l'ambiance de ce XVIIIème siècle. On entend les bruits du carrosse, les rênes du cocher qui claquent, les pas de cette jeune fille encapuchonnée qui s’efface dans la pénombre pour ne la revoir qu'au travers de notre enquêteur et de sa scène de crime. Volnay, commissaire aux morts étranges, prend rapidement en charge l'affaire au regard des singularités qu'elle présente. Le corps a été retrouvé sans vie, sans visage, mais surtout, pourvu dans une poche de sa cape, d'une lettre cachetée du sceau du roi Louis XV. 
Démarre alors pour Volnay, son partenaire, un moine hérétique, et Casanova, son ennemi de cœur, une enquête trouble et occulte où se mêleront à la fois les intérêts de la couronne, du parti dévot, de la prostitution, des sociétés secrètes et même de l'immortalité. 

Les personnages sont tous charismatiques. Le chevalier Volnay, un beau jeune homme loyal, droit, solitaire et un peu froid a obtenu son titre d'enquêteur aux morts étranges à la faveur du roi après l'avoir sauvé de la tentative d'assassinat de Damiens. Il est incorruptible et toute la cour du roi le sait. Son acolyte, le moine, est considéré comme hérétique. Emprisonné pour ses idées, il s'échappa et devient fugitif avant d'armer son bras sur les champs de bataille. Puit de science il est le "légiste" juré de Volnay. Giacomo Casanova, autoproclamé Chevalier de Seintgalt, tombeur de ces dames, est tout l'opposé de Volnay. Il est extraverti, séducteur, sympathique, arnaqueur à ses heures et si peu digne de confiance que c'en est drôle. Il est dans les petits papiers de toutes les femmes et sait naviguer en eaux troubles. Il est si charismatique que je me suis posée la question de savoir s'il n'était pas le personnage principal de ce livre !
Bien que ces trois là soient les plus importants, tous les autres sont fouillés avec autant de précision, que ce soit le roi insatisfait, la Pompadour désespérée, le compte Saint Germain immortel, Chiara et sa quête de progrès ... Tous vous régaleront de leur personnalité marquée.

Quelques lourdeurs entravent tout de même le texte, notamment la construction de l'intrigue qui aurait pu souffrir un peu plus de fluidité ou encore la relation entre Volnay et Casanova qui, trop présente, déséquilibre un peu l'histoire. J'aurais finalement aimé en savoir plus sur Volnay, qu'il soit vraiment le personnage principal de la série qui porte tout de même son titre "Le commissaire aux morts étranges". Mais ces petits bémols sont atténués à la fin du livre où une révélation de taille vous attend, de celle qui vous font relever la tête, réfléchir un instant, relire le passage et vous dire " Non ! Pas possible... ".

En résumé, c'est un bon premier tome pour ce polar historique, un commissaire aux morts étranges que je retrouverai bientôt pour la suite de ses aventures aux XVIIIème siècle parce que j'ai hâte de tout savoir de lui et de le voir évoluer, lui mais aussi la société qui doucement gronde et se révolte. Une série pleine de promesses. 


Belle découverte à vous.
June - Histoire de plumes. 



Lu dans le cadre du challenge des douze thèmes organisé par A-little-bit-dramatic.






lundi 14 mai 2018

Belle du Seigneur // Albert Cohen


Belle du Seigneur June histoire de plumes

Présentation des éditeurs : 

Ariane devant son seigneur, son aimé Solal, tous deux entourés d'une foule de comparses férocement dépeints : l'histoire d'une passion amoureuse qui triomphe et se décompose. Grand prix du roman de l'Académie française 1968.

Mon avis :

Quel article difficile à écrire ... Comment être à la hauteur d'un tel édifice littéraire ? Belle du Seigneur  est un classique de la littérature contemporaine et les avis des lecteurs à son sujet sont extrêmement tranchés : soit on le vénère soit on l’exècre. Difficile de s'y retrouver lorsqu'on hésite à s'attaquer à un tel pavé. Finalement, après plusieurs années d'incertitude, je me suis jetée à l'eau et 1110 pages plus tard, je m'en vais gonfler les rangs des adorateurs de Cohen. 
 J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'une ode à la passion mais je me suis vite ravisée car c'est bien l'inverse, ici le chemin passionnel est raconté depuis la première étincelle à l’extinction du feu sacré.

Bien née, Ariane, la délicate, est élevée dans la droiture religieuse et la bienséance, mais aujourd'hui Ariane s'ennuie et s'éteint au bras de son mari, un petit personnage insipide, sans compétences mais pourvu de grandes ambitions. Loin de l'admirer elle le méprise tout bas derrière un sourire de façade. Solal, le beau juif de Céphalonie, cherche l'amour véritable, pur et grand. Il est beau, il est intelligent et socialement puissant. Toutes les femmes le désirent à cause de ce paraître, raison pour laquelle il les hait autant qu'il veut les posséder. Quand Ariane pose un regard glissant sur lui, comme si elle ne le voyait pas vraiment, Solal en tombe éperdument amoureux.
Ariane et Solal, un couple adultère et lumineux, une rencontre bouleversante à laquelle on veut croire, comme ils nous font rêver les beaux tourtereaux remplis d'amour ... Leurs gestes sont touchants et leur hâte est belle à lire. Solal sait que la passion n'a qu'un temps, que bientôt elle ne sera plus. Pour protéger la belle Ariane de cette mort annoncée, il réinvente leur amour jour après jour, le nourrit pour le garder vivant, le nourrit de beau et de laid, peu lui importe tant que l'illusion de la passion perdure.
Loin de nous chanter les louanges d'un amour parfait qui se tisse dans une chambre du Ritz ou sous le soleil du bord de mer, Cohen semble nous mettre en garde et pour finir nous dépeint la déchéance programmée d'un amour entre une idéaliste et un grand névrosé. Voici donc le mythe moderne de la grande amoureuse et de son amant torturé, une lecture d'une grande beauté que l'on quitte avec une sorte de douleur.
Mais il n'y pas que ça. Autour d'eux, il y a le monde, celui de Genève et des bureaucrates, celui de la puissance sociale et du mépris, celui des prémices de la seconde guerre mondiale et de la chute des géants. Cohen, caustique à souhait, merveilleux portraitiste, met en lumière le ridicule monde de l’Administration, faiseur de petits bourgeois et de faux puissants. Des tirades entières sont consacrées à l'incompétence des bureaucrates tellement sûrs de leur place dans la société, convoitant des promotions de pacotille et occupant le temps qui les sépare de leur ascension à imaginer leur gloire prochaine. Belle du Seigneur c'est aussi ça, des pages entières au sommet de l'hilarité.

Cohen est bien plus qu'un auteur, c'est une nouvelle littérature qui observe son prochain pour l'écrire avec un réalisme hors du commun. Cohen c'est un choc stylistique qui nous surprend et heurte nos habitudes de lecture. Quand on y goutte on ne l'oublie pas, je vous laisse en admirer quelques lignes.


" Pour la première fois vue et aussitôt aimée, noble parmi les ignobles apparue, toi seule comme moi et nul autre en la cohue des réussisseurs et des avides d’importance, nous deux seuls exilés, toi seule comme moi et comme moi triste et de mépris ne parlant à personne, seule amie de toi même, et au premier battement de tes paupières, je t'ai connue, c'était toi, l'inattendue et l'attendue, aussitôt élue en ce soir de destin, élue au premier battement des longs cils recourbés, toi, Boukhara divine, heureuse Samarcande."

"Les autres mettent des semaines pour arriver à aimer, et à aimer peu, et il leur faut des entretiens et des goûts communs et des cristallisations. Moi ce fut le temps d'un battement de paupières. Dis-moi fou, mais crois-moi. Un battement de paupières, et tu me regardas sans me voir, et ce fut la gloire et le printemps et le soleil et la mer tiède et ma jeunesse revenue, et le monde était né, et je sus que personne avant toi, ni Adrienne, ni Aude, ni Isolde, ni les autres de ma splendeur et jeunesse, toutes de toi annonciatrices et servantes. Oui, personne avant toi, personne après toi, je le jure sur la sainte Loi que je baise lorsque solennelle à la synagogue devant moi elle passe (...)."

"Du joli, la passion dite amour. Si pas de jalousie, ennui. Si jalousie, enfer bestial. Elle une esclave, et lui une brute. Ignobles romanciers, bande de menteurs qui embellissaient la passion, en donnaient l'envie aux idiotes et aux idiots. Ignobles romanciers, fournisseurs et flagorneurs de la classe possédante. Et les idiotes aimaient ces sales mensonges, ces escroqueries, s'en nourrissaient."

Belle du Seigneur fête ses 50 ans cette année, pour en lire davantage sur l'histoire de ce livre, qui a traversé la guerre et qui a été longtemps attendu par Gallimard, je vous invite à lire cet article sur Les Echos.fr .


Belle découverte à vous,
June - Histoire de plumes.


lundi 9 avril 2018

Vingt-quatre heures d'une femme sensible / Constance de Salm


constance de salm june histoire de plumes

Présentation des éditeurs :

Ce roman épistolaire publié en 1824 se présente comme une variation sur la jalousie et ses affres. Notre héroïne tente de comprendre et de calmer les mille émotions qui l'assaillent.
Au cours d'une nuit d'insomnie et d'une journée perdue à guetter un signe de celui qui semble-t-il vient de la trahir, elle ne trouve d'autre consolation que de lui écrire.

Mon avis:

J'ai vraiment envie de faire connaître ce petit roman classique, il est court certes, mais l'auteure y a mis l'essence pure de ce qui assaille tout être humain lorsqu'il est percuté par la trahison. Un soir, elle voit son amant, son amour, s'éloigner au bras d'une femme distinguée, la laissant seule à sa calèche. N'étant pas son épouse légitime elle tombe dans une grande douleur de ne pouvoir aller demander des comptes et soulager son cœur. 
A partir de cet instant et de retour chez elle, notre amante rédigera quarante-quatre lettres   en l'espace de 24 heures, lettres qu'elle destine à son amant et dont le ton varie au gré de l'inconstance de son ressenti. Le texte est à la fois candide et âpre, comme un deuil affectif.
D'abord elle lui dit le chagrin brutal de l'abandon, puis la colère qu'elle nourrit contre lui, incarnation de sa douleur et de son  remède. Dans un moment serein, confiante, elle se persuade qu'il ne peut y avoir de mal à ce départ, qu'une explication honnête lui sera forcément fournie au sujet de cette femme. Mais le doute revient à l'assaut formé par les images de son amant et de cette femme, des conjectures qui lui assènent un dernier coup au paroxysme de sa peine. Viendra enfin l'acceptation, puis la vérité,  attendue autant que redoutée.
Quarante-quatre lettres pour donner à entendre le cœur d'une femme, aussi impudique qu'il peut être au bord de l'abandon, aussi inconstant qu'il peut être, troublé de mille doutes. Un état des sentiments féminins, classiques et pourtant tellement actuels.

A la fois féministe, femme de lettres et femme de coeur Constance de Salm ou Constance de Theis, est très moderne pour son époque, d'ailleurs en 1799 elle n'hésite pas à rompre un mariage arrangé pour se lier  par amour en 1803 au Prince de Salm. 
Elle écrit ce roman pour mettre à l'honneur la complexité du cœur et des sentiments des femmes, leur fragile confiance tout autant que leur détermination sans faille.
Un petit bijou, un terme qui revient souvent pour parler de ce roman, un petit bijou donc, qu'il faudra lire en ouvrant grand votre empathie, alors peut-être, comprendrez-vous le cœur des femmes.

Belle lecture à vous, 
June - Histoire de plumes.


 Lu dans le cadre du challenge des thèmes, organisé par A little-bit-dramatic.





mardi 13 mars 2018

La passe miroir tome 3 : La mémoire de Babel // Christelle Dabos


passe miroir tome 3 june histoire de plumes

Présentation des éditeurs :

Thorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère de le retrouver. Les indices laissés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l'arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s'y rendre sous une fausse identité.

Mon avis :

Un tome que j'ai dévoré malgré un début de lecture mitigé. Je m'explique ...
Non pas que Christelle Dabos ait perdu le feu sacré de l'écriture , mais l'arche de Babel et ses esprits de famille, Hélène l'infertile et Pollux le bellâtre n'ont pas su me séduire. Il faut dire que c'est une arche qui a tout pour me déplaire. Le climat y est sec, sableux, étouffant, moite, la société est extrêmement codifiée, les habitants n'ont aucun libre arbitre et sont eux-mêmes remplacés par une quantité non négligeable d'automates.  Le pôle m'a manqué autant que la Citadelle. 
En revanche l'histoire de ce nouveau volet fut captivante. 
Ophélie, tente le tout pour le tout afin de retrouver son étrange mari, le grand, le long, le taciturne Thorn, homme du Pôle. Elle se donne les moyens de ses espoirs, s'émancipe de ses peurs, du moins essaye-t-elle de les dompter. J'ai vraiment aimé la voir sortir de la torpeur qu'on lui a connu dans le tome 1. C'est la première fois qu'elle se retrouve complètement isolée dans une aventure, loin de tante Roseline, de tante Bérénilde, de Thorn, de l'ambassadeur, de tous ceux qui la protégeaient jusqu'ici. Malgré les difficultés, les persécutions, Ophélie fait preuve de courage, de ténacité et surtout d'esprit d'analyse lorsqu'elle rejoint les apprentis virtuoses, futurs élites de la Cité de Babel. Tous les apprentis virtuoses, ceux d'Hélène comme ceux de Pollux, effectuent un travail de catalogage des collections de la Cité (ce qui m'a forcément fait sourire en tant que bibliothécaire) pour satisfaire les exigences de l'automate Sire Henry, responsable du renouvellement du catalogue.
En intégrant cette formation au sein de La Bonne Famille, placée sous la protection d'Hélène, Ophélie est exposée à tous les dangers, notamment à son plus grand ennemi : Dieu le multi-faces. Assaillie par des images, des réminiscences d'un passé qui ne lui appartient pas, elle perce peu à peu les mystères de ce Dieu, voleur de la mémoire des esprits de famille.
Je ne regrette pas que certains anciens protagonistes récurrents se soient faits plus discrets, permettant l'entrée  de nouveaux personnages intéressants et énigmatiques tels que Sire Henry, Lazarius, Octavio, Lady Septima, le clan des devins, les Généalogistes, le Sans-peur-et-presque-sans-reproche et bien d'autres encore faisant partie de cette arche riche de cultures diverses. Ce changement rafraichit la saga et bouscule la lecture d'un troisième tome qui aurait pu s’essouffler.
Bien sur, j'ai trouvé le temps un peu long sans Thorn, comme Ophélie d'ailleurs qui se languit de retrouver sa trace, et Mademoiselle Dabos a su entretenir le mystère jusqu'au bout.

Dans ce tome vous découvrirez donc deux nouvelles arches, Babel et Arc-en-terre qui sera développée dans le tome 4 je suppose, une nouvelle société, une nouvelle quête,  une nouvelle Ophélie, un nouveau Thorn, rien que ça. Mais ce n'est pas tout ... Vous découvrirez surtout l'histoire de Dieu et ses liens avec les esprits de famille. Armez vous de patience aussi, parce que la fin aussi sublime et déconcertante soit-elle nous laisse en grande frustration car mes amies il faudra attendre de longs mois pour connaître la suite et la fin de cette saga fantasy de qualité. 

Belle lecture à vous, 

June - Histoire de plumes.



Lu dans le cadre du challenge des 12 thèmes organisé par A little-bit-dramatic








lundi 5 mars 2018

Les larmes rouges // Georgia Caldera

les larmes rouges histoire de plumes

Présentation du tome 1 :

"Le temps n'est rien, il est des histoires qui traversent les siècles... ». Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.
Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s y méprendre avec la réalité.

Mon avis : 

Je lis peu de bit-lit mais là je dois dire que cette trilogie change la donne. Une montée en puissance tome après tome qui révèle une histoire gothique, sombre à souhait. 

Le tome 1 s'ouvre sur une scène abrupte, celle de la tentative de suicide de Cornélia, notre héroïne, livrée à une solitude profonde, affaiblie par des voix qu'elle entend et qui la poussent à commettre l'irréparable. Sauvée in extremis par un homme après son saut de l'ange, Cornélia est prise en charge par son père qui l'emmène en convalescence au manoir familial de Rougemont. Là bas, isolée de tout et de tous, Cornélia tente de se reconstruire, elle marche et explore les environs jusqu'à découvrir un étrange château gothique à la sortie d'une forêt. Mise en garde par les habitants du village au sujet de son controversé propriétaire, Henri de Maltombes, Cornélia est attirée vers le châtelain bien malgré elle. Châtelain qui s'avère bientôt être son mystérieux sauveur...
Retrouver l'homme qui l'a sauvé à des kilomètres de Paris paraît déjà douteux, mais certainement pas autant que les cauchemars qui se saisissent des nuits de Cornélia et qui lui laissent des stigmates inquiétants au petit matin. Face à ces assauts surnaturels, Cornélia se réfugie auprès d'Henri pour trouver des réponses. Elle se découvre bientôt être le centre d'une étrange prophétie et légende vampirique faisant d'elle l'hybride la plus recherchée de toute la communauté des sanguins.

On aurait pu croire à un énième livre de bit-lit où le mystérieux, le beau, le puissant et froid vampire s'éprend d'une fragile humaine, et le tome 1 pourrait le laisser penser si la construction des réminiscences de Cornélia n'était pas aussi sombre. Le tome 1 est entièrement consacré à contextualiser les liens indéfectibles qui unissent l'humaine au châtelain. Le passé de Cornelia est disséqué nuit après nuit révélant une personnalité complexe, parfois inconséquente face à la menace qui pèse sur elle, et je peux vous dire qu'elle est grande. Henri est un personnage que l'on ne peut qu'aimer malgré sa sanglante besogne vampirique, il est très charismatique et très secret. La vie du vampire est présentée aussi bien dans ses aspects séduisants que dans l'ennui terrible d'une vie éternelle et solitaire mais surtout, on nous révèle qu'Henri est le protecteur de Cornélia , depuis des siècles et à jamais, aussi grande en soit sa douleur. Nous découvrons une communauté sanguinaire et sulfureuse dont Henri est le Prince vénéré en tant que premier fils du roi des vampires, il est aussi indépendant que tempétueux. C'est dans ses pas que Cornélia doit marcher pour assurer sa sécurité, quels que soient les contraintes, les emprises ou les bains de sang auxquels elle doit se plier.

Attention à partir d'ici je parle des tomes 2 et 3.

Dans le tome 2 l'auteur nous révèle de terribles secrets par le même procédé des réminiscences. Si auparavant Cornelia passait par le songe pour connaître la vérité c'est maintenant de manière clandestine et au prix du sang qu'elle peut en apprendre davantage. Ce volet est clairement consacré au passé d'Henri, c'est le plus noir des livres de la trilogie, celui que j'ai lu d'une traite tant la plume était urgente. Oscillant entre le passé de son vampire et la réalité toujours plus dangereuse, Cornélia doit prendre ses marques dans un monde sanglant, violent et sulfureux. Henri souffle le chaud et le froid, passant d'une distance absolue au plus possessif des assauts envers une Cornélia qui s'y perd et qui doute. Le passé d'Henri, soumis au roi sombre n'est pas sans rappeler les histoires machiavéliques d'Anne Rice. Georgia Caldera nous offre ici un volet passionnant, plutôt violent, avec quelques passages frôlant l'érotisme mais elle nous dévoile surtout une histoire peu commune. La société vampirique au sein de laquelle on évolue est hiérarchisée comme une société monarchique, avec à sa tête, Avoriel,  un roi sanguinaire et despotique, Henri, le Prince, premier fils chérit du roi, respecté de tous , 11 autres vampires de premier rang, puis des vampires de second et de troisième rang. Aucun n'égalant la puissance du roi, pas même Henri qui pourtant possède plus de pouvoirs qu'aucun autre de ses frères et sœurs de sang. De son passé près de ce père, Henri ne veut rien en dire mais il ignore que Cornélia peut lire en lui grâce à leur dépendance respective. Dès lors elle sait tout de lui, peut-être trop, en tout cas plus qu'il n'en fallait ...

Le tome 3 voit Cornelia accomplir son destin d'hybride. Elle rayonne, irradie, se déploie comme jamais on aurait pu l'imaginer au début de la trilogie. La frêle jeune fille devient une véritable hybride à la puissance notoire, mais si son pouvoir la rend puissante il l'expose d'autant plus au destin qui l'attend, celui qu'Avoriel lui a promis depuis sa première naissance. Cornélia et Henri, plus unis que jamais partent en quête d'une solution pour échapper au roi sombre et à son courroux destructeur auprès d'un rescapé de l'ancien clan. Un choix cornélien (sans mauvaise blague) s'impose alors à Cornélia, car elle ne peut éliminer Avoriel sans compromettre l'avenir de toute l'espèce vampirique, et de ce fait, tuer Henri.

En conclusion :
J'ai dévoré cette trilogie, je ne pouvais plus m'arrêter de tourner les pages de cette sombre histoire de vampires comme je n'en avais jamais lue. Les personnages sont épais et fouillés, leur personnalité est présente et l'histoire qu'ils portent est d'une grande originalité. 
J'ai aimé Cornélia qui se débat avec son passé et qui refuse son avenir, j'ai aimé Henri en tous points même s'il est à des kilomètres du vampire-gendre-idéal, j'ai aimé Avoriel qui incarne le vrai méchant et qui a terrorisé quelques unes de mes nuits, j'ai aimé la hiérarchisation de cette communauté vampirique, ses règles, ses codes et ses sentences, j'ai aimé l'univers gothique, sanglant et adulte dans lequel l'auteur a posé ça et je n'ai pas assez de superlatifs pour définir cette trilogie tant je l'ai adorée. 
En bref, lisez-la, elle est géniale.


Le tome 1 a été lu dans le cadre du challenge des 12 thèmes organisé par A little-bit-dramatic









samedi 17 février 2018

Riverdale // Saison 1 & 2

Riverdale june histoire de plumes

Synopsis :

C'est la rentrée dans la petite ville de Riverdale, qui se remet doucement de la mort tragique du jeune Jason Blossom. Une année de plus à Riverdale pour Cheryl Blossom, Archie Andrews, Jughead Jones, Betty Cooper, Kevin Keller et la nouvelle arrivée, Veronica Lodge, qui débarque en ville à la suite d'un scandale ayant touché de près sa famille. Mais tout ceci n'est qu'une partie des nombreuses histoires et secrets qui peuplent Riverdale, une ville calme et à l'image parfaite, mais qui cache dans l'ombre de nombreux dangers et une face très sombre. 

Mon avis :

La scène d'ouverture de la saison 1 de la série est excellente, dotée d'un esthétisme visuel et musical qui donne déjà beaucoup de clés et qui définit d'emblée l'âme de Riverdale. Si le synopsis peut paraître un peu adolescent, ne craignez pas le Teen-drama, après 2 épisodes vous en serez dingues.
L'intrigue de la saison 1 tourne autour de la mort de Jason, l'un des jumeaux Blossom. Partis ensemble sur une barque en rivière, seule Chéryl en est revenue, trempée jusqu'aux os et traumatisée par la noyade de son frère. Comme dans toute série qui s'ouvre sur le meurtre d'un adolescent on s'attend à ce que la communauté en soit profondément émue, et bien détrompez vous ! Dès les premières minutes les scénaristes nous font parfaitement comprendre à quel point les Blossom sont haïs à Riverdale ...
Il faut dire que les Blossom sont singuliers, tous d'un roux profond à la peau diaphane, retirés dans un un manoir gothique sur le domaine de Thornhill, ils sont les grands patrons de Riverdale , riches d'une fortune acquise au prix du sang ... On a beau être amenés à les détester, les jumeaux Blossom m'ont beaucoup fascinés et apportent la touche dark de la série, tant par leur allure, leur mode de vie que leurs pratiques. 
La noyade de Jason est-elle accidentelle ? Est-ce un meurtre ? Une dispute qui aurait mal tourné entre les jumeaux aux liens étranges ? Aucun rapport légiste ne peut répondre à ces questions, faute de corps. L'enquête confiée au chérif de la ville, en franc sous effectif , va être également menée par un groupe de lycéens curieux et  téméraires, Betty Cooper à leur tête.  
Betty Cooper, la jeune fille parfaite, qui se mutile pour garder son calme auprès d'une mère fana du contrôle, Archi Andrews qui sort avec sa prof de musique, Jughead Jones l'écrivain maudit de la bande (il est surtout le narrateur de la série) Kevin Keller, fils dudit Chérif et Véronica Lodge new-yorkaise friquée dont le père est tombée pour malversations. Quelle jolie bande de petits fouineurs ... 
Mais qui fouine prend des risques n'est-ce pas ? 

J'ai adoré cette ambiance particulière des petites villes américaines, la maturité des personnages qui sont sensés, rappelons-le être des lycéens, la touche gothique des Blossom, l'arrivée des Souht Side Serpents, un gang du sud de la ville qui vient gommer l'aspect propret des habitants de Riverdale, et le filtre légèrement 50' apporté au décor. L'intrigue principale est enrichie d'un tas d'histoires plus sordides les unes que les autres, brisant les apparences, révélant peu à peu les circonstances de la mort du jeune Blossom. 

Une bonne intrigue, un bon esthétisme, des personnages crédibles et pleins d'aspérités, une bonne BO, bref une bonne série ! Qui en plus a le mérite de ne pas faire trainer l'affaire sur 10 saisons, puisqu'à la fin de la saison 1, oui vous saurez tout ... et la scène de fin va vous achever ! Je vous donne envie de la regarder là ?

La saison 2 se voit enrichie de nouveaux  personnages, tels que le père de Véronica, la charmeuse de "Serpents", les lycéens du South Side mais surtout de La cagoule noire ... Cet homme sera le centre de l'intrigue de la saison 2. Cette saison est pour moi moins bonne que la première à plusieurs titres, si l'homme à la cagoule avait tout pour être un bon méchant, finalement la promesse n'est pas tenue, les indices trainent en longueurs et des incohérences subsistent ça et là. J'ai tout de même un doute sur ces incohérences, peut être est-ce là volontairement pour servir une saison 3 ? Les moments les plus intéressants sont finalement les changements brutaux auxquels Jughead et Betty doivent faire face, et la descente aux enfers d'Andrew. Les trois derniers épisodes sont vraiment très bons et justifient à eux seuls de regarder toute la saison.

J'attends avec impatience la saison 3, mais ce sera à mon avis pas avant l'année prochaine alors d'ici là, j'espère vous avoir donné envie de découvrir cette série et je vous laisse la bande annonce de la saison 1 parce que je suis sympa 😜

Belle découverte à vous ...

June - Histoire de plumes









jeudi 8 février 2018

Mange, prie, aime d'Elizabeth Gilbert

Mange prie aime june histoire de plumes

Présentation des éditeurs :

108 chroniques, soit autant de grains que le japa mala, collier de prières hindoues, dans lesquelles l'auteure retrace son cheminement intérieur. Des rencontres, des expériences en passant par l'Italie, l'Inde et l'Indonésie lui ont permis de se réconcilier avec elle-même et de trouver l'amour.

Mon avis : 

Ce livre dort dans ma Pal depuis cinq bonnes années, à quelques mois du départ à Bali il était plus que temps de m'y mettre ! Petite info néanmoins capitale : j'ai lu Mange, prie, aime  après avoir vu le film, je sais que ce n'est pas l'ordre idéal, mais tout comme pour Shutter Island, ça m'a permis d’apprécier les faits autrement.
Première des choses à clarifier selon moi, mettez la version comédie-romantico-boho véhiculée par le film de coté avant de commencer votre lecture parce qu'ici ce n'est pas un film mais bien une année de sa vie (et pas la plus simple) que l'auteur nous confie. Elizabeth Gilbert  accorde une grande importance à la spiritualité et celle-ci occupe la majeure partie du récit, autant être prévenu ! 

Elizabeth Gilbert, écrivain et journaliste, petite trentaine,  était mariée depuis quelques années quand une crise existentielle de taille l'a réveillée de son sommeil profond lui révélant une atroce vérité : elle n'était pas faite pour cette vie de banlieue, d'épouse et de future mère aux fourneaux. Cette étape de sa vie est cruciale pour la comprendre pleinement, parce que c'est précisément à cet instant, au plus vif de son chaos interne, qu'elle s'est confiée à Dieu, s'ouvrant à sa spiritualité. 
=> Je fais une pause, je prends une minute pour dire qu'ici et tout au long du livre Dieu n'est celui d'aucune religion, elle utilise ce mot pour désigner un au-delà qui nous échappe et qui pourrait guider notre destin, notre vie, nos choix.
Effondrée par un divorce difficile et par l'histoire d'amour ratée  qu'elle a cru bon d'entretenir pendant sa guerre des époux, Elizabeth, fraichement ouverte à la culture et à un Guru hindou, décide de prendre une année sabbatique. Celle-ci sera dédiée au retour des plaisirs de la vie mais dans un célibat drastique, à une quête spirituelle engagée pour aboutir au Graal : l'équilibre. Autrement dit, 4 mois en Italie à gouter à "presque" tout , 4 mois en Inde à mener une vie d'ascète et 4 mois à Bali pour trouver la bonne conjugaison des deux. 
Sur le papier cette expérience, ce vagabondage parait hyper fun, même un peu bohème, cela dit comme il ne s'agit pas d'un roman mais de la vraie vie de l'auteur ... C'est une année de solitude, de remise en question permanente, de doutes, de chagrin, de quête spirituelle intense, de discipline, mais aussi une année de voyage, de rencontres, de découvertes culturelles, historiques, humaines et culinaires, de joie et d'amour.
Si l'Italie nous met l'eau à la bouche, l'Inde nous met à l'épreuve ! J'ai lu sur de nombreux blogs et sur la bibliomania des commentaires sur l'ennui et la lourdeur de cette partie, qui disons-le, est concrètement la plus longue. J'ai abordé cette partie avec une grande ouverture d'esprit et beaucoup de curiosité, si l'expérience de méditation, l'apparition des couleurs et les projections m'ont laissées insensible, je suis en revanche sortie de cette lecture plus instruite. Je ne prétends pas tout savoir sur l'Inde, ses pratiques culturelles, sur l'hindouisme et les ashrams mais aujourd'hui au moins tout ça n'est plus un vague concept. La dernière partie consacrée à Bali est de loin la plus douce, la plus réconciliée du livre. Après avoir gouté aux deux extrêmes l’équilibre revient, propice à toutes les merveilles du monde. Un bel enseignement sur le lâché-prise pour aborder la vie plus sereinement.

Une lecture qui pour moi est arrivée au bon moment  pour en apprécier toute les étapes. Je pense que lire ce livre est une petite démarche en soi, tout au moins le début de quelque chose. Je souhaite à chacun de trouver l'instant favorable pour pleinement apprécier l'intégralité du périple d'Elizabeth Gilbert.

Belles lectures à vous ...

June - Histoire de plumes










vendredi 26 janvier 2018

Swap Outlander

Swap june histoire de plumes

Swap 


Il y a quelques mois Karotella  nous proposait sur Livraddict un swap taillé sur mesure pour Licorne et moi : un swap Outlander. 
Plusieurs catégories parmis lesquelles faire un choix : Écosse, France ou Amérique. Pas de suspens pour nous, nous avons bien sûr choisi l’Écosse ! 

 Ni une ni deux, j'ai contacté Licorne de toute urgence avant la clôture des inscriptions pour que nous y participions en Binôme, fan de la saga en livres et en série il ne pouvait en être autrement ! 

Voici donc le colis que Licorne a préparé pour moi 😍


Licorne a toujours eu des mains de fée et une créativité hors pair! Voilà donc la reconstitution d'une valise spéciale Écosse, de la valise en tartan au shortbread tout y est, plaisir des yeux garanti.

Coté livres elle a choisi pour moi :
L’Écosse des clans et des tartans de RW Munro. 

Ô pauvre Pal ... Trop hâte de m'y mettre, ils me plaisent à 2000% !

Coté marque-ta-page :
Je ne dévoilerais pas son secret mais Licorne a créé 4 superbes marque-pages à l'effigie de la saga et de son blog signés de nos deux noms June et Lili,  j'adore ! Finitions parfaites avec un petit coté dentelé donc je suis super fan. 

Coté goodies : 
J'ai eu une jolie carte Outlander qui je crois à été faite-main, un beau carnet libellule rappelant un des cadeaux de mariage  de Claire (la libellule fossilisée ) et 3 cœurs métal très travaillés qui se marient si bien avec ma déco 💛

Coté gourmandises :
Miam à moi la gourmandise !!! Un paquet de thé organic CandyApple que je vais me faire un plaisir de déguster accompagné des shortbreads (qu'ils sont bons ces biscuits qu'ils sont bons !), le parfait tea-time qu'en dites-vous ?

Le mot de la fin

Ma Licorne, "ma chère, chère Licorne" j'espère de tout cœur que le voyage que je te propose à travers mon colis sera à la hauteur de tes espérances, quant à moi, je suis ravie, j'ai été impatiente d'ouvrir chaque paquet et ta créativité m'a fait quitter mon île quelques minutes. Merci pour ton investissement dans ce swap, merci de me faire découvrir de nouvelles lectures et de nouvelles saveurs. Excellence du jury pour tes marque-pages , t'as des mains en or ... Ce fut un réel plaisir de confectionner ton paquet, tout autant de découvrir le tien , je t'envoie mille mercis pour ce beau voyage 😘.



Belles découvertes à vous ...

June - Histoire de plumes.


jeudi 25 janvier 2018

Moka // Tatiana de Rosnay

Moka june histoire de plumes

Présentation des éditeurs : 

Un accident de la circulation, un enfant dans le coma, une famille qui explose et une mère qui ne renoncera jamais à découvrir la vérité

Mon avis : 

Je suis ravie d'avoir sortie ce livre de ma Pal, il y était depuis un bon bout de temps mais j'ai toujours privilégié d'autres lectures, allez savoir pourquoi. Je remercie d'ailleurs A little bit dramatic , qui m'a donnée un petit coup de pouce avec  son Challenge des douze thèmes, vous l'aurez compris, un mois un thème. Que lisons-nous en janvier ? « Silence, ça tourne » → un livre adapté au cinéma ou en série télé. Pour moi ce fut donc Moka de Tatiana de Rosnay.

On entre dans l'histoire dès le début, elle est enclenchée assez  rapidement par l'auteur, quelques pages à peine suffisent à poser le cadre. Une famille franglish à qui l'on a tout à envier, un savant mélange de réussite et de paix, avec appartement à Paris et maison secondaire à Saint-Julien, vacances en Italie ... Lui anglais grand, fiable, flegmatique, un peu distant avec un charme à l'anglaise, elle française, plus sensible, spontanée, traductrice free-lance, deux enfants, pleins d'amis. Aucune famille n'est infaillible, celle des Wright non plus, sous le calme apparent le naufrage attend son heure. Un coup de téléphone un mercredi; un enfant renversé; un chauffard en fuite; un coma dont on ignore tout, et les failles infimes accumulées le long des années deviennent béantes. 
C'est ce naufrage que raconte si bien Tatiana de Rosnay en concentrant le drame autour de Justine, la mère, autour de sa douleur au fond du ventre qui peu à peu s'installe partout dans son corps, qui s'empare d'elle jusqu'à l'étouffer et l'écarter des siens. Face à son Malcom, 14 ans, plongé dans le coma, pâle comme la mort, elle est comme tétanisée, incapable de le bercer de sa voix, de l'aider à revenir au monde. Non, son instinct maternel à elle se porte ailleurs. Qui a pu faire ça à son fils ? Qui a pu le renverser et fuir ? Qui a pu laisser un adolescent pour mort sur le bord de la route ? Qui ? 
Les premiers témoignages  convergent rapidement, une femme était au volant. Ils n'avaient envisagé qu'un homme pouvant être le chauffard, jamais une femme.
Alors que la rage s’empare de Justine, son mari Andrew affiche un calme surréaliste, tranquille, confiant envers les enquêteurs, confiant sur l'avenir de leur fils. La rage et le flegme. Un choc culturel, parental, conjugal. Le couple s'effrite, la famille se désintègre, tous éloignés par leur douleur. Justine prend alors conscience qu'elle ne pourra aider son fils qu'après avoir compris comment et pourquoi une femme, peut-être mère a pu commettre un acte aussi abjecte : laisser son fils au bord du trottoir.
Armée de sa colère et de son effroi, elle décide de partir en chasse.

L'angoisse est saisissante tout au long de l'histoire, et dérangeante aussi , parce que l'on ne comprend pas qu'elles sont les intentions de Justine. Peut-être la vérité mais peut-être aussi la vengeance. Sa fébrilité, ses incertitudes, sa douleur profonde la rendent mère universelle, nous interrogent sur notre façon d'appréhender le drame de la perte d'un enfant et de l'injustice qui ne punirait pas son coupable. Sommes-nous capables de connaître la vérité sans exiger la punition, pourrions-nous en arriver à faire justice nous-mêmes ? Au-delà de la dimension légale c'est l'instinct maternel que Tatiana de Rosnay questionne ici. C'est d'ailleurs lui le vrai "personnage" du livre.

Une lecture qui serre le ventre, qui dérange par moments, parce que Justine n'espère pas, aucune ligne sur son espoir de voir Malcom se réveiller, juste sa peur de le perdre. J'espère de tout cœur que le réalisateur qui a adapté ce roman en film en aura respecté l'essence, sans trahir l'attente, la traque, l'angoisse, les doutes, les murs qui s’érigent entre les membres de cette famille et qui les isolent, tout ce qui rend leur histoire nôtre. Je ne peux pas utiliser les termes "belle découverte" "coup de cœur" , on parle ici d'un enfant dans le coma renversé par une femme lâche, on parle ici d'un livre qui traite le drame. Pourtant, ce livre je vais le conseiller à d'autres, encore et encore. 

Belles lecture à vous ...

June - Histoire de plumes.





 







jeudi 18 janvier 2018

La malédiction de la zone de confort // Marianne Lévy

malediction zone confort histoires de plumes

Présentation des éditeurs :

Rose a (presque) tout pour être heureuse. Après 763 auditions infructueuses, elle a enfin décroché un grand rôle dans la série TV de l’année. Ben n’a (presque) rien pour être heureux. En panne d’émotions, le scénariste et auteur, n’arrive plus à écrire une ligne. Probabilité qu’ils vivent un jour heureux ensemble : nulle. Probabilité qu’une probabilité soit fausse : non négligeable.

Mon avis : 

Voilà une bien jolie comédie romantique pour commencer l'année. Les fêtes de Noël sont passées, avec elles cette magie qui accompagne les festivités de sa bonne odeur de cannelle, de chocolat et d'amour. Alors il se peut qu'une fois cette période terminée, vous vous sentiez un peu déprimés. Si c'est votre cas, enfilez vos baskets et courrez chez votre libraire acheter ce livre !
 Marianne Lévy, que je découvre ici, a le don de rendre ses personnages tellement réalistes que l'on s'identifie rapidement à eux, un ami, un collègue ou même un parent, vous retrouverez certainement l'un d'eux dans la foule de petits personnages qui entourent Rose et Benjamin. 

Rose, trentenaire, belle comme le jour,  comédienne dramaturge,  décroche son premier rôle important dans une série française "à l'américaine" JT.
Benjamin, surnommé plume maudite, p***** de beau grosse grave sexy ( source Marianne Lévy), auteur de polars récompensé, scénariste et meilleur ami du producteur de JT, a la lourde tâche de remanier le scenario et de tuer quelques personnages au besoin.
Rose essaie depuis des semaines de récupérer un livre de poèmes médiévaux écrit par Guillaume le Troubadour auprès d'un emprunteur retardataire.
Benjamin est traqué sans relâche par une dame qui souhaite à tous prix récupérer le vieux livre médiéval emprunté un peu au hasard dans cette librairie-bibliothèque de Paris ...

Ok, pour le suspens on repassera, mais les comédies romantiques ne s'encombrent pas du suspens, elles s'attachent aux émotions, aux rires, aux larmes, et de ce coté là le pari est relevé. D'une construction très moderne, le texte est enrichit d'extraits de mails, de textos, d'articles de presse, ce livre Checke tous les ingrédients indispensables d'un bon chick-lit. Pour ma part j'ai ris, beaucoup, souvent, à tel point qu'il m'a été impossible de lire ce livre dans des lieux publics ! C'est dire ... 

On notera aussi toutes les références cinématographiques de l'auteur, de Pretty women à Il était une fois en Amérique, son amour pour le cinéma, le vrai, et son clin d’œil à l'histoire, que j'ai adoré, grâce à l'insertion du personnage de Guillaume le Troubadour comme prétendant et conseiller imaginaire de Rose ... Le représentant de la fin'amor lui même, la source d'inspiration de tant de bardes,  Cupidon n'aurait pas fait mieux !

Une comédie romantique, douce, drôle, moderne et intelligente pour débuter une nouvelle année de lecture qui je l'espère saura me surprendre.

Belles lectures à vous...

June - Histoire de plumes.


mardi 16 janvier 2018

Bilan 2017




Chèrs lecteurs, chères lectrices, livraddictiens, livraddictiennes je vous souhaite une excellente année de lectures, de partages, de découvertes, de rencontres et de beaucoup d'amour !


Janvier, c'est l'heure du bilan ... 

Je n'ai pas compté mes lectures cette année mais je peux vous dire que j'ai plus lu qu'en 2016 mais moins que les années passées. Moins ne veux pas dire moins bien ! J'ai eu des coups de coeur, des évidences, de belles surprises mais peu de grosses déceptions. J'ai diversifié mes lectures avec des romans bien sûr mais aussi des documentaires, des biographies et des bandes dessinées. 

Les 12 livres que je retiens de mes lectures en 2017 sont ... (roulements de tambours !)

5 beaux Coup de 💛 : 
L'adolescence à l'heure des réseaux sociaux ou l'histoire d'une famille perdue par la dérive du net.
Un roman sur l'au revoir, comment dire adieu et comment vivre pour l'autre. Poignant et solaire.
La saga au succès planétaire, une amitié-vache dans une Italie en pleine mutation.
Faut-il encore présenter cette saga ? Le parfait mélange de fantastique et d'historique porté par une plume haletante et des personnages passionnants.
L'apprentissage de l'amour, le plus bel hommage aux premiers émois, aux premiers sentiments. Un livre à mettre entre les mains de tous les ados, parce que c'est comme ça qu'on aime et que l'on espère être aimé. 

5 belles découvertes :
Anatomie d'une rupture, c'est dans le quatrième de couverture et ça ne peut pas mieux décrire la descente aux enfers d'une femme trahie. Merveilleux de réalisme.
Sans doute le livre qui m'a le plus mené en bateau. De bout en bout pour une fin magistrale.
Les béguines, ces étranges femmes libres du moyen-âge, ni mariées ni religieuses. La société d'aujourd'hui gagnerait sans doute à les remettre au gout du jour !
Pour les amateurs de secrets de famille et ceux qui adorent les grands-mères ;-) De la douceur, de la compassion, des trahisons mais toujours beaucoup d'amour.
Son titre parle de lui même ! Aliénor d'Aquitaine, un personnage aussi intéressant que la famille qui l'entoure. Guerre et volupté au fil des pages. 

2 petites déceptions vite oubliées :
Un imbroglio de personnages un peu paumés à Manhattan. Des soirées complotistes, des mariages de complaisances, une course contre le destin, les focus sur trop de personnages je me suis un peu perdue. Trop de personnages tue le personnage. 
Une fin qui m'a laissée sur ma faim, j'en cherche encore le sens ... 


Pour 2018 je me prescris plus de lectures, plus de régularité dans mes articles, quelques participations à des challenges, Écosse ou le challenge des 12 thèmes par exemple me tentent assez, plus de suivi de lectures et plus de papottes sur nos blogs respectifs !

Et comme chaque année je vous remercie, vous, toutes les personnes qui ont rendu cette année plus riche de partage, de rires, de discussions, de rencontres surprenantes et surtout de passion. J'espère que la lecture  tiendra encore longtemps cette place privilégiée dans nos vies 😉

A bientôt, et belles lectures à vous ...

June - Histoire de plumes.





mardi 19 décembre 2017

Mon premier Noël sonore // Legrand & Raymond-Dalyac


noel histoire de plumes

Présentation des éditeurs :
Mon premier Noël sonore , le récite de la nativité par l'image et par le son . Appuie sur la puce et découvre un nouveau son !

Mon avis :
C'est la première fois que je rédige un article pour un album jeunesse, voir même petite enfance alors je demande votre indulgence ;-)
La 1ere et la 4ème de couverture parlent tout de suite, on y reconnait les symboles de la nativité avec Joseph et Marie tenant l'enfant Jésus, l'étable étoilée, les animaux et le désert autour d'eux.
Après avoir pris connaissance des l'objet livre j’enclenche le petit bouton "on" pour activer les sons et me voilà partie à la découverte de la Nativité.
Les grandes étapes de l'histoire de la naissance de Jésus y sont toutes représentées dans un langage simple tout à fait compréhensible par de jeunes oreilles. A chaque étape un son est à découvrir , si le son céleste de l'ange Gabriel, le bœuf  et les animaux de l'étable sont parfaitement à leur place je garde une petite réserve pour un son. A la naissance de Jésus j'aurais préféré Douce nuit en français et non Silent night , pas par chauvinisme mais parce que ce choix me paraît plus adapté, le livre étant en version française autant jouer le jeu jusqu'au bout. Remarque purement personnelle.
Le petit plus que j'ai aimé : à la fin du livre cartonné , une pleine page "pour les parents" qui reprend les grandes traditions de Noël à réaliser  à savoir une crèche, un sapin, les différents repas, les retrouvailles en famille , toutes ces traditions à célébrer au solstice d'hiver ...

Un joli petit livre cartonné qui sensibilisera nos tout-petits à l'histoire de la Nativité en douceur, en rondeur et en tons pastels ;-)

Merci à Babelio et aux éditions Salvator !

lundi 6 novembre 2017

Balade d'automne // La forêt de Vizzavona

Il est des saisons qui donnent envie de chausser les baskets, d'enfiler une doudounette et de partir en balade, l'automne est de celles-ci. Si vous saturez du béton des villes, vous ressourcer en forêt sera sans doute la meilleure des thérapies ! 
A 1h30 de Bastia, au cœur du parc régional de Corse, la forêt de Vizzavona flamboie en automne offrant un superbe camaïeu du jaune au brun en passant pas l'orange profond. Une forêt qui pourrait bien  rivaliser avec les forêts canadiennes avec ses pins verts, ses charmes dorés et ses hêtres rougis.

Cette belle forêt offre plusieurs sentiers de randonnées parfaitement balisés, de jolis petits ponts de bois qui surplombent la rivière, quelques bancs pour se reposer dans cette nature sauvage, une exposition à ciel ouvert de différentes variétés d'arbres et une jolie cascade appelée Cascade des anglais.
Pourquoi "Cascade des anglais" ? Parce qu'à la fin du XIXème siècle, de riches anglais épris de nature venaient en villégiature à Vizzavona , un hôtel avait d'ailleurs été construit pour accueillir ces touristes étrangers en quête d'air pur. ( Le manque d'eau de pluie cette année ne m'a pas permis de prendre la fameuse cascade en photo ...)


Voici les vestiges du Grand Hôtel de la forêt visibles en tout début de balade :


Hotel vizzavona june histoire de plumes


La randonnée commence officiellement un virage plus loin , il vous suffira de suivre le balisage rouge et blanc, impossible de vous perdre celui-ci est régulièrement rafraichit, très visible et fréquent.





 Et maintenant quelques images, elles parleront bien mieux d'elles même que sous ma plume ...

















 Sachez aussi qu'autrefois le passage de cette forêt était si dangereux qu'il était d'usage de rédiger son testament avant de passer le col et que les eaux des rivières peuvent se muer en torrents en période d'orages déplaçant les rochers sur leur passage, c'est ainsi que de petits "rapides" apparaissent faisant le bonheur des sportifs l'été ! 
Quant à la faune des rivières, elle est peu variée et se développe quasi uniquement autour de la truite macro-stigma (endémique),  une réserve temporaire de pêche a d'ailleurs été mise en place afin de conserver la truite de Corse.

Après une journée au grand air je vous conseille de faire une petite halte au Castellu, le seul hôtel restaurant ouvert toute l'année entre Vivario et Bocognano. Pour un déjeuner, un goûter, un diner, un concert de chants corses et/ou une nuit en pleine forêt je ne saurais mieux vous conseiller 😉.
Petit plus l’hôtel a construit un petit chalet attenant, tout cosy, tout charmant, tout romantique. 
Dès que les températures chutent le bois crépite dans la cheminée, les mordus  ne refuseront pas un moment  lecture accompagné d'un bon thé au chaud après cette balade en forêt ...



Belle découverte à tous ...

lundi 30 octobre 2017

Aliénor d'Aquitaine Tome 1 : Tu seras reine ma fille ! // Amaury Venault



Présentation: 

Aliénor d’Aquitaine naît au château de Belin, à quelques lieues de Bordeaux. Orpheline de mère à huit ans, Aliénor passe sa jeunesse entre son père le duc Guillaume X et sa grand-mère Dangereuse. La Cour d’Aquitaine vit au rythme des festivités, des chasses, des tournois et des chevauchées militaires, séjournant tantôt dans le palais de l’Ombrière à Bordeaux, tantôt dans la tour Maubergeon de Poitiers, tantôt encore au château de Talmont, haut lieu de vénerie au bord de l’Océan.  Le duché d’Aquitaine est alors plus puissant que le royaume de France et s’étend du Poitou aux Pyrénées et de l’Atlantique jusqu’à l’Auvergne.

Mon avis : 

Après Anne de Bretagne, figure de l'histoire de France, je poursuis ma découverte de la littérature historique en m’intéressant à une autre femme puissante : Aliénor d'Aquitaine. Cette fois il ne s'agit pas d'un essai biographique mais d'un roman historique. Amaury Venault le précise d'ailleurs dès les premières pages, s'appuyant sur les faits historiques avérés il comble les zones d'ombres par la fiction. Bien sûr je ne suis pas experte de l'histoire d'Aliénor je ne pourrais dire si l’histoire est toujours juste et respectée , en revanche je peux dire que ce livre est fort intéressant à plusieurs titres. Le roman couvre la période qui s'étend du jour de la naissance d'Aliénor à celui de son mariage. La future reine de France est donc peu présente dans la première partie du livre, n'étant qu'une enfant. L'auteur nous montre dans quel environnement familial, politique et culturel elle évolue, et surtout il prend le temps de nous faire connaître la personnalité des référents qui la guident car ce sont eux qui feront d'elle la grande Aliénor.

Dès sa naissance, tous nourrissent de grands espoirs quant à son avenir, elle sera duchesse un jour, mais elle sera reine ! Loin de s'inquiéter de ne pas avoir de descendant mâle, sa famille n'aura de cesse que de la préparer à assumer son grand destin de souveraine.
Ainsi elle hérite sa grande piété de sa mère Aénor et de sa grand-mère paternelle Philippa, son entêtement et son audace de son père le duc Guillaume le Toulousain, son amour des lettres et des arts de son grand-père le duc Guillaume le Troubadour. Mais la plus grande influence lui vient de Dangereuse, sa grand-mère maternelle qui l'élève comme sa fille au décès de sa mère Aénor. Femme indépendante et rusée, intelligente et sensuelle, insoumise à l’Église et au fait des enjeux politiques, elle est celle qui forge le plus la personnalité d'Aliénor. Grâce à Dangereuse, dès l'adolescence, la jeune duchesse a pleinement conscience de sa position et de sa puissance, elle enrichit ardument ses savoirs et apprend à se maîtriser pour intimer le respect et la crainte autour d'elle. Pages et damoiseaux défilent à sa cour, rivalisant d'originalité pour louer ses vertus et ainsi obtenir ses faveurs. En tant que lecteur on perçoit qu'Aliénor est prête à devenir reine, une reine séduisante et complète, insoumise et respectée à l'image de sa grand-mère.

J'ai envie de vous dire qu'il s'agit là certainement du meilleur livre que j'ai reçu en partenariat avec Masse Critique et je remercie sincèrement La Geste Editions qui m'ont permis de découvrir un petit bijou d'histoire haut en couleur ! J'ai adoré suivre les complots du duché, aller de châteaux en châteaux tous plus beaux les uns que les autres, découvrir les conflits qui secouaient la chrétienté, rire parfois de l'ignorance de l'époque, admirer ces femmes de tête qui comprenaient la politique, et aussi, parce que c'est important, apprendre de nouveaux mots tels que bliaud, cathèdre ou encore fibule !  

Merci Monsieur Venault d'avoir enrichit ma culture historique, littéraire et lexicale, il me tarde de lire la suite des aventures d'Aliénor, duchesse d'Aquitaine et reine de France.
 


Babelio June histoire de plumes

Geste June histoire de plumes



lundi 23 octobre 2017

Outlander tome 3 : Le voyage // Diana Gabaldon

 
outlander 4
Présentation des éditeurs :
Il s'est passé vingt ans depuis le périple de Claire Beauchamp-Randall dans l’Écosse du XVIIIe siècle. Elle a refait sa vie, mais le souvenir de Jamie Fraser est intact. Quand elle apprend qu'il a survécu, elle décide de remonter le temps à nouveau.

Mon avis : 

N'y tenant plus à la fin de la saison 2 d'Outlander (série) je me suis dit que continuer l'aventure avec les livres serait un bon moyen d'attendre la sortie des futurs épisodes. 
*Attention spoil * 
Ce tome porte incroyablement bien son titre puisque nous quittons les terres d’Écosse pour un grand et long voyage. La suite est moins une romance historique qu'un roman d'aventure ! 
En tant que fan de la première heure du couple charismatique Claire/Jamie j'attendais avec impatience leurs retrouvailles ... Il a fallu attendre de longs chapitres durant lesquels nous suivons Claire de retour dans son temps auprès d'un Franck peu compatissant et plutôt infidèle (un vrai goujat) et Jamie resté en Écosse au lendemain de la bataille de Culloden. 
Certains y trouveront des longueurs, pour ma part j'ai trouvé cette séparation intéressante puisqu'elle a permis à l'auteur de faire un focus sur ces deux personnages, sur leur personnalité en tant qu'individu et non en tant que couple. Loin de les désunir, cette séparation nous monte à quel point leur amour est fort et à quel point aucun d'eux ne peut oublier l'autre malgré la barrière temporelle. Si Claire retourne vivre auprès de son mari Franck pour le bien de sa fille Brianna jamais elle ne lui rouvrira son cœur, quant à Jamie, le bel écossais fait bien tourner des têtes mais la sienne est accaparée par les souvenirs de Claire.

Alors bien sûr lorsque Claire aidée de sa fille Brianna et Roger Wakefield (fils adoptif du révérend Reginald ) repartent sur les traces de Jamie Fraser et qu'ils découvrent ensemble qu'il est toujours en vie, il est évident pour tout le monde que Claire doit retourner dans le passé ...
Les retrouvailles sont dignes de Claire et de Jamie : chargées d'émotions, de désir et d'humour !
Chacun réapprend à apprivoiser l'autre en lui racontant son histoire, les années passées à s'imaginer, à se remémorer et à essayer d'oublier en vain. Outlander n'étant pas une série pantouflarde, nos deux amoureux ont bien peu de temps pour se conter fleurette puisque l'aventure les appelle au moment le moins opportun. 
Jamie, lancé dans une histoire de contrebande et d'impression de pamphlets illégaux se retrouve contraint de prendre la mer après que son neveu Petit Ian ait été enlevé par l’équipage d'un sombre navire. 
Voilà nos compagnons partis en chasse sur les mers inhospitalières menant aux colonies.
Je ne peux vous en dire plus sans révéler l'intrigue même de ce livre et ça ne serait vraiment pas sympa pour celles et ceux qui sont en train de le lire, ce serait dommage d'arriver à la presque fin d'un livre de 1000 pages et de se faire spoiler en quelques lignes !
* Fin du spoil*

En revanche je peux vous dire que c'est un régal de retrouver des personnages comme Fergus, il est bien surprenant ce bonhomme là, ou encore Jennie qui adore nous agacer ... Il a y des mariages et des non-dits, des enfants légitimes et des enfants illégitimes, des prisonniers et d'autres qui mériteraient de l'être, des amours impossibles et des unions improbables, des gens venus d'ailleurs et d'autres qui rêvent inlassablement de leur retour au pays. En parlant de pays, l’Écosse me semblait moins dangereuse que les colonies et sa verdure m'a manqué sous l'étouffante moiteur des Antilles. Mais ici on croise des pirates et des prêtres défroqués, on assiste à des rituels tribaux invoquant les êtres dans l'au-de-là, à des sabordages, à de la piraterie et bien sûr à de la sorcellerie. Ce tome 3 est un grand roman d'aventure et même si je n'en lis jamais je peux vous dire que j'ai adoré ça ! Je n'ai pas vu les pages défiler.
Jamie et Claire sont parfait, ils sont fidèles à ce qu'ils étaient des années auparavant, leur amour est intense et leur confiance aveugle. Un couple à l'amour pur qu'il me tarde de retrouver sur le petit écran.
En attendant, je me plonge bien impatiemment dans le tome 4 : Les tambours de l'automne.

Belles lectures à vous ...

 
http://www.livraddict.com/forum/viewtopic.php?p=1&id=26480